France : Calcul de la pension de retraite

Dès votre premier emploi, vous payez des cotisations d’assurance retraite (immédiatement reversées aux retraités), qui vous donneront droit, le jour venu, à percevoir deux types de pension : une retraite de base et une retraite complémentaire. Leurs modes de calcul diffèrent un peu selon les métiers exercés et les régimes auxquels vous êtes affilié, mais, dans tous les cas, les montants de pensions alloués dépendent principalement de deux facteurs : l’importance des revenus et la durée de la carrière.
Formule pour calculer sa retraite

Pas plus de 50% du revenu moyen de vos 25 meilleures années pour la pension de base. Dans la plupart des régimes de base, la pension correspond à un certain pourcentage de votre revenu moyen (50% pour les salariés, commerçants et artisans, 75% pour les fonctionnaires), moyenne qui prend généralement en compte les 25 meilleures années de carrière (seulement les six derniers mois pour les fonctionnaires), le tout dans la limite d’un plafond annuel égal, pour 2018, à 39.732 euros. Les régimes complémentaires fonctionnent différemment : les cotisations prélevées étant transformées en points, la pension se calcule en multipliant le nombre de points acquis par leur valeur au jour du départ en retraite.
Dans tous les cas, il faut s’attendre à une forte baisse de niveau de vie : la pension totale servie s’établit aujourd’hui, selon les métiers, entre 40 et 60% du dernier revenu professionnel.

Durée de carrière

43 ans de cotisations nécessaires pour la génération née à partir de 1973. Attention, vos pensions ne seront versées entièrement, c’est-à-dire sans décote, qu’à condition d’avoir cotisé à votre régime de base pendant une durée minimale, exprimée en trimestres. Cette durée, d’au moins 160 trimestres (40 ans), a été portée en 2014 à 172 trimestres (43 ans) pour la génération née à partir de 1973 : si le compte n’y est pas, vos deux pensions seront amputées d’une pénalité égale, selon les cas, à 4 ou 5% par année manquante. Notez toutefois que certains trimestres non cotisés sont retenus dans la durée d’assurance. Il s’agit de ceux correspondant aux périodes de maternité, de maladie, de service militaire et de chômage.

Situation de famille

Avoir eu ou adopté des enfants donne droit à des avantages importants. Les pouvoirs publics ont voulu avantager ceux qui ont eu (ou adopté) des enfants, en leur faisant bénéficier de trimestres “gratuits” (huit par enfant, attribués à la mère si l’enfant est né avant 2010 ou à partager entre parents si l’enfant est né après 2010) ou en majorant leurs pensions (jusqu’à 10% de plus, par parent, avec trois enfants). Un bonus pouvant atteindre huit trimestres est aussi accordé aux aidants familiaux ainsi qu’aux parents ayant élevé un enfant lourdement handicapé.
Pension de retraite minimum

La pension versée ne peut descendre sous un niveau minimal fixé par la loi. La pension de base d’un assuré ayant une carrière complète ne peut être inférieure au minimum contributif, dont le montant mensuel varie entre 634,66 et 693,51 euros selon les cas. Ce minimum contributif n’est versé que si le total des pensions perçues n’excède pas 1.160,04 euros par mois (en cas de dépassement, il est réduit à proportion). Pour ceux qui n’ont pas assez cotisé pour avoir une pension décente, l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées) peut compléter leur pension à hauteur de 833,20 euros par mois. Cette aide n’est octroyée qu’à partir de 65 ans.

Salariés, commerçants, cheminots, marins, notaires, députés… La France compte 42 régimes de retraite distincts. Nous listons ci-dessus les principaux, avec les caisses qui les gèrent. En attendant la mise en oeuvre de la grande réforme voulue par Emmanuel Macron, qui unifiera le système, c’est à elles qu’il faut vous adresser pour faire le point sur votre situation et demander le versement de vos pensions.

Source : Fabien Bordu, capital fr

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