France : LREM a ouvert la chasse aux retraités.

Le gouvernement et La République En Marche ne supportent pas les retraités, mais alors pas du tout. Ils nous en apportent la preuve régulièrement.

Si l’on applique le paradoxe que « tous les Français seront un jour des retraités », s’ils n’aiment pas les retraités, est-ce que cela veut dire qu’ils n’aiment pas les Français ? Au vu de leur comportement, on peut se poser la question.

Il y a d’abord eu l’augmentation de la CSG, supportée essentiellement par les retraités, considérés comme trop riches, alors on taxe, dans la droite ligne de la politique de fabrique de pauvres. On leur a dit, « mais non, vous n’êtes pas visés, on vous aime », les actes et les paroles démentent ces paroles.

Ils viennent d’en rajouter une couche avec les médecins retraités. Il y a 4 ans et demi, il avait été décidé de mensualiser les pensions au lieu de les payer à trimestre échu. Cela avait été un casse-tête fiscal, car la première année les pensionnés allaient toucher le 2 janvier le 4e trimestre précédent, puis chaque mensualité en fin de mois, soit 15 mois à déclarer à l’administration fiscale. J’avais demandé à Bercy un aménagement comme cela avait été fait en son temps pour les salariés, car personne ne touchait 15 mois, c’était juste un problème d’écriture. Refus, « un salarié est un salarié », vous ne l’êtes pas, circulez, rien à voir. Nous avions alors étalé la mesure sur 3 ans, déclarant pendant cette transition 13 mois à l’administration fiscale.

Il se trouve que la dernière année était 2017, déclarée en 2018, et qui sert de base pour le taux de prélèvement à la source 2019. En 2019, les pensionnés vont donc être prélevés sur une base de 13 mois, alors qu’ils n’en toucheront que 12 ! La caisse a donc proposé à Bercy d’enlever 1/13 au taux qui lui était signifié par l’administration fiscale. Refus de Bercy qui a donc décidé en toute connaissance de cause de faire de la trésorerie sur le dos des retraités : « le taux de PAS applicable aux pensions versées à partir du 1er janvier 2019 doit être le taux calculé à partir de l’impôt sur les revenus 2017, intégrant les 13 mois de pensions », alors qu’ils n’en toucheront que 12. La régularisation se fera en fin d’année.

Très cyniquement Bercy ajoute dans son courrier : « toutefois, afin de permettre aux usagers de gérer le taux de PAS en fonction des variations des revenus,… les usagers peuvent venir individuellement dès janvier 2019, actualiser leur taux de PAS… la modulation à la baisse étant autorisée que si le revenu est inférieur de plus de 10%… » sachant très bien que 1/13 = 7,7% donc inférieur à 10%. Odieux. (N.B : réponse signée d’une énarque sortie il y a 4 ans).

Il y a eu également le ballon d’essai en juin, non anodin, concernant les droits de succession à modifier conformément aux voeux du candidat Macron. Proposition d’un secrétaire d’Etat, délégué général LREM très proche de Macron : augmenter les droits afin de « contrer les inégalités de naissance ». En pratique, ce qui vous reste à votre mort du fruit de votre travail après impôts taxes et dépenses, doit devenir la propriété de l’Etat, afin que tous les Français aient les mêmes chances à la naissance. Tous n’héritant pas, supprimons les héritages !

Une autre députée de LREM, Aurore Bergé s’est dite « étonnée du débat sur les retraites », « les retraités peuvent faire un effort pour aider à rétablir les comptes publics » au lieu de « trop gâter leurs petits enfants ». « Nous payons la retraite de nos aînés, e n’est pas pour qu’ensuite ils dépensent tout en chocolat, jouets et sorties culturelles à la con pour leurs petits-enfants qui en plus d’être de plus en plus fainéants nous coûtent aussi un pognon de dingue », les français sont parfois « schizophréniques ». Attention : fake. Voir réponse à Arg, l’original est un peu différent. Je n’efface pas car j’ai toujours assumé mes erreurs, et comme cela vous serez aussi informés si vous le lisez ailleurs. Mes excuses.

N’oublions pas que chaque Français sera un jour retraité, et que dans chaque famille il y aura aussi des veuves et des veufs, pour lesquels on cherche aussi à supprimer les réversions. Dans ce contexte, avec ces mentalités, que peut-on attendre de bon dans la prochaine réforme des retraites ?

Au train où vont les choses demain ils nous proposeront d’arrêter de soigner après 65 ans, pour améliorer les comptes de la nation. Vu leurs propositions et propos actuels, je suis sûr qu’ils y pensent.

Source : Gérard Maudrux, lequotidiendumedecin.fr

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