France : Retraites complémentaires : le changement, c'est maintenant

À compter d'aujourd'hui, l'Arrco et l'Agirc fusionnent. Cette union entre les deux régimes de retraites complémentaires du secteur privé aura un impact sur les cotisations versées par les actifs et l'âge de départ à la retraite. Explication.

La nouvelle année commence mal pour les salariés du secteur privé. À compter d'aujourd'hui, les deux régimes de retraites complémentaires Agirc et Arrco fusionnent et le montant des cotisations va augmenter pour les actifs.

Votée par les partenaires sociaux fin 2015 cette réforme devrait «renflouer les caisses» de l'Etat. La valeur du point, qui permet de calculer le montant et l'âge auquel ces pensions de réversion pourront être versées, sera alignée sur celle de l'Arcco. L'Agirc, à laquelle cotisent près de 4 millions de cadres, et l'Arrco, qui regroupe 18 millions de salariés, versent une part non-négligeable du montant perçu chaque mois par les retraités, 402 € en moyenne chez les non-cadres homme, 247 € pour les femmes. Ce complément est encore plus important sur la pension totale des anciens cadres : 843 € pour les hommes, 343 € pour les femmes.

Les cotisations des actifs vont grimper

Si cette fusion entre Agirc et Arrco ne modifie pas les droits octroyés aux adhérents, les cotisations des actifs du secteur privé vont augmenter. D'après l'Agirc-Arrco, le versement d'un salarié non-cadre rémunéré 2 206 € brut par mois augmentera de 2 € et 6 € pour son employeur. La hausse sera plus importante pour les salaires élevés. Si l'on perçoit 4 749 € brut mensuel, il faudra débourser 19 € pour le salarié, 31 € pour son employeur.
Un départ à la retraite à 63 ans…

L'âge de départ à la retraite à taux plein risque aussi d'être reculé pour ceux qui sont nés à partir de 1957. Par exemple, un salarié avec toutes ses annuités ne pourra pas, dans un premier temps, partir à 62 ans à taux plein. Il aura une retraite complémentaire minorée de 10 % par an pendant les trois premières années, avant que sa situation ne se régularise. S'il souhaite esquiver ces trois années minorées, il devra prolonger son activité professionnelle d'une année supplémentaire et partir à 63 ans. Dans ce cas, aucune minoration ne lui sera imposée.

S'il continue de travailler jusqu'à 65 ans, le salarié bénéficiera pendant un an d'un bonus de 10 %, 20 % s'il est toujours actif à 66 ans, et 30 % pour ceux qui partiront à 67 ans.

Les personnes pouvant partir dès 60 ans après une longue carrière, et celles devant travailler au-delà de 62 ans pour avoir toutes leurs annuités seront également concernées par ce système de bonus-malus, qui s'appliquera au maximum jusqu'à 67 ans. En revanche, cela ne concerne pas les retraités exonérés de CSG qui seront dispensés de ce système de bonus/malus. Les autres subiront des décotes de 5 % (au lieu de 10 %) pendant trois ans. Des dérogations sont également prévues pour les salariés handicapés et les aidants familiaux.

La réforme en six points

Lors de cette année 2019, plusieurs mesures vont impacter les futurs retraités et leurs ayants droit. Petit tour d'horizon :

1) Un point désormais unique

2) La création d'un système universel de retraite

3) La cohabitation de quatre taux de CSG

4) La revalorisation des pensions et du minimum vieillesse

5) Vers une simplification de l'épargne retraite

6) Possibilité de demander sa retraite en ligne


Source : ladepeche.fr

Tag(s) : #France

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