France : C’est officiel, les retraites complémentaires Agirc-Arrco seront revalorisées sur l’inflation

Au 1er novembre 2019, les pensions complémentaires des retraités du secteur privé seront revalorisées sur l’inflation. Avec la signature ce jeudi 16 mai de Force ouvrière, l’accord qui entérine ce principe est validé.

La trajectoire est tracée pour les quatre années à venir. Les bureaux nationaux de la CFDT, de la CFTC et de Force ouvrière ont entériné cette semaine l’accord Agirc-Arrco pour 2019-2022. Avec l’avis favorable de l’ensemble du patronat, le nombre de signatures est suffisant pour que le texte soit accepté. La CFE-CGC, qui a formulé un oui de principe, doit attendre la validation de son comité directeur le 27 mai pour signer officiellement le texte. De son côté, la CGT est la seule à avoir donné un avis défavorable. Principale mesure de cet accord, la revalorisation des retraites complémentaires des salariés du privé sur l’inflation pendant quatre ans. Une bonne nouvelle pour les retraités après plusieurs années de gel ou de quasi-gel.

Pour les organisations syndicales signataires, cette mesure permet de maintenir le pouvoir d’achat des retraités pour les quatre années à venir. “La bonne santé financière du système permettra même d’envisager des gains de pouvoir d’achat supplémentaire jusqu’à 0,2%”, se félicite la CFDT dans un communiqué. Autre point de l’accord, le malus appliqué aux actifs qui décident de liquider leurs droits dès 62 ans. Si le Medef n’est pas revenu sur le malus de 10 %, ni sur sa durée de trois ans, il a consenti quelques allégements. Désormais, sont exonérés de ce dispositif les chômeurs en fin de droit percevant l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ainsi que les futurs retraités reconnus en incapacité permanente partielle de 20 % (contre 50% jusqu’à présent). “Ces discussions ont surtout préparé la remise à plat du principe même des coefficients qui devra se faire au plus tard en 2021”, souligne la CFDT.

De son côté, FO continue à plaider pour la disparition de ce malus. “Le bureau confédéral envoie en même temps que sa signature aux partenaires sociaux la confirmation que Force ouvrière refuse toujours les décotes et continuera de tout faire pour qu’elles disparaissent”, précise son représentant, Philippe Pihet. Une façon de rappeler qu’en 2015 la centrale syndicale avait refusé de signer l’accord qui créait ce dispositif de malus.

Source : Adeline Lorence, capital.fr

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