France : Le projet de loi de réforme des retraites sera présenté après les élections municipales

Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé qu’il souhaitait prendre le temps de la concertation. Celle-ci durera « un peu moins d’un an », selon le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin ; ce qui repousserait le vote du projet au-delà de mars 2020.

Edouard Philippe a assuré, vendredi 30 août, que le projet de loi sur la réforme des retraites serait présenté au Parlement « dans les mois qui viennent ». Le premier ministre a ajouté qu’il préciserait le calendrier à l’issue de ses réunions à Matignon avec les partenaires sociaux, les 5 et 6 septembre.

En déplacement dans un lycée de Le Muy (Var), M. Philippe a également précisé qu’il souhaitait prendre le temps de la concertation : « Ma détermination est totale, mais dans la méthode, nous voulons prendre le temps d’abord de partager sur un texte aussi important », a-t-il expliqué. Le premier ministre veut « tenir compte de ce qui sera dit » lors de la vaste concertation annoncée « pour faire un projet de loi qui sera présenté au Parlement, comme je m’y suis engagé, dans les mois qui viennent ».

« Quand vous modifiez la logique qui a prévalu pendant soixante-dix ans, soixante-quinze ans, parce qu’elle pose toute une série de questions, parce que le système n’est pas équilibré, parce qu’il est assez juste, vous n’agissez pas dans la précipitation et vous êtes obligés de prendre le temps de poser les sujets un par un. »
« Un peu moins d’un an de concertation »

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, avait déclaré sur RTL que la concertation voulue par Emmanuel Macron sur la réforme des retraites durerait « un peu moins d’un an » ; ce qui repousserait le vote du projet au-delà des élections municipales de mars 2020. « On va prendre un an, un petit peu moins d’un an de concertation avec la société, avec les avocats, avec les infirmières, avec les professeurs…, tous ceux qui sont concernés », a assuré le ministre.

En annonçant de manière inattendue, lundi, qu’il préférait « un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge » pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein, Emmanuel Macron a rebattu les cartes d’une partie qui pouvait apparaître relativement fermée depuis la présentation, le 18 juillet, du rapport sur le sujet de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire qui pilote ce dossier.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Retraites : la prudence tactique d’Emmanuel Macron

Pour M. Darmanin, la volonté d’Emmanuel Macron de donner la priorité à la durée de cotisation plutôt qu’au relèvement de l’âge de départ était « une ouverture faite notamment à la CFDT et à Laurent Berger ». La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, avait précisé mercredi que l’idée d’un âge pivot à 64 ans pour toucher une retraite à taux plein, défendue par Jean-Paul Delevoye, n’était pas « enterrée » pour autant.

Source : lemonde.fr

Tag(s) : #France

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :