France : Retraites : en quoi le régime de la RATP est-il si spécial ?

Les syndicats de l'entreprise entendent sauver leur régime spécifique. Celui-ci leur permet notamment de partir plus tôt à la retraite, et de bénéficier d'une méthode de calcul plus favorable que celle appliquée aux salariés des secteurs privés, et même à celle de la fonction publique classique.

Si le gouvernement  reste volontairement évasif sur la question , la remise en cause des régimes spéciaux de retraite semble bien d'actualité. Et sans surprise, ce n'est pas vraiment du goût de celles et ceux qui en bénéficient.

Le premier coup de semonce est venu des salariés de la RATP, ce vendredi. Bilan : un mouvement de grève que l'on attend largement suivi, 10 lignes de métro fermées, et le reste des transports franciliens extrêmement perturbés. Au coeur de leurs revendications, le maintien des avantages du régime spécifique de l'entreprise ferroviaire.

Parmi eux, l'âge légal d'ouverture des droits à la retraite. Pour les personnes dépendant du régime général, soit la majorité des salariés du privé, celui-ci est fixé à 62 ans. Du côté de la RATP, une partie des agents peut actuellement partir à 50 ans et 8 mois et une autre à 55 ans et 8 mois, pour cause de travail pénible. Le reste des troupes peut prétendre à un départ à 60 ans et 8 mois. Ce qui, dans les faits, se traduit par des départs en moyenne à 55,7 ans, contre 63 ans dans le secteur privé, note la  Cour des comptes .

Cependant, en application de la réforme de 2008, ces conditions seront progressivement durcies d'ici à 2024 et, à terme, l'âge auquel il sera possible de liquider sa retraite sera relevé de deux ans pour l'ensemble des employés de l'entreprise.
Mieux que dans la fonction publique

Autre point de crispation : la méthode de calcul des pensions. Dans le privé, les retraités touchent actuellement 50 % de leur salaire moyen sur les 25 dernières années, ainsi qu'une retraite complémentaire dépendant des trajectoires de carrière. À la RATP, le montant correspond à 75 % du salaire (au taux plein) sur les six derniers mois de carrière. Une méthode favorable aux (nombreux) salariés ayant gravi les échelons au sein de l'entreprise.

Source : lesechos.fr

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