France : Réforme des retraites : Delevoye n’est pas pour la clause «grand-père»

Le haut-commissaire aux retraites n’est pas favorable à l’option consistant à appliquer la réforme des retraites aux seuls nouveaux entrants.

Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye invité sur France 2 ne serait pas favorable à l'option consistant à appliquer la réforme des retraites en cours d'élaboration aux seuls nouveaux entrants, dite « clause grand-père ». Une option pourtant défendue par Emmanuel Macron pour tenter de calmer la grogne sociale.

« Cette option est sur la table mais n'est pas celle que je privilégie à titre personnel », a expliqué le haut-commissaire.

« Notre système actuel est injuste, illisible, complexe. Ce que nous proposons est quelque chose de très attendu. Les mêmes règles pour tous : à métier identique, retraite identique ; même carrière, mêmes revenus, même cotisation, même retraite. C'est aussi plus redistributif. Ce que nous proposons, c'est de prendre à celles et ceux qui sont un peu avantagés par le système pour permettre une augmentation de 49 % des retraites les plus faibles », ajoute Jean-Paul Delevoye.

Selon lui, ce système profiterait notamment aux femmes. « Les simulations que nous avons faites pour les femmes de générations 1980-1990 indiquent une augmentation de 10 % en plus de leur retraite, précise-t-il. Vous avez trois millions de femmes aujourd'hui qui ont une majoration pour enfant, avec le système que nous proposons, de trois millions nous passons à huit millions de femmes. »

Lundi, le chef de l'Etat avait dit « comprendre » qu'un salarié d'EDF, de la RATP ou de la SNCF âgé de 48 ou 50 ans « proteste » contre la réforme des retraites qui se profile en 2020. « Il faut qu'on trouve une solution intelligente » pour ce cheminot ou cet électricien, avait-il expliqué en ajoutant : « Il est rentré avec un pacte avec la nation. Sans doute, il ne faut pas tout bousculer pour lui ».

Mais selon le haut-commissaire, la réforme doit s'appliquer à tous, « parce que je crois que ce que l'on fait pour les uns, il faut le faire pour les autres », a-t-il déclaré tout en reconnaissant la nécessité de mettre en place des « mesures d'accompagnement » pour les régimes spéciaux.

Source : leparisien.fr

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