Chili: majorité et opposition s'accordent sur une hausse des minima vieillesse

Un peu plus d'un mois après le début de manifestations d'une ampleur historique au Chili, le gouvernement et les parlementaires ont trouvé un accord pour mettre en place une nouvelle série de mesures sociales. Alors que des manifestations continuent quotidiennement, majorité et opposition se sont engagées à augmenter les minima vieillesse de 50%.

L'accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, par des sénateurs de la majorité et de l'opposition, ainsi que le ministre de l'Économie lui-même : les minima vieillesse augmenteront de 50% à partir de janvier pour les personnes de plus de 80 ans, et la hausse sera appliquée par paliers jusqu'en 2022 pour les autres retraités.

Le ministre de l'Économie et les sénateurs ont aussi annoncé une baisse de moitié du prix des transports en commun pour les plus de 65 ans, dans tout le pays.

Des mesures qui vont au-delà de ce qu'avait déjà annoncé le président de droite Sebastian Piñera, quelques jours après le début du mouvement social. Le président qui a reconnu jeudi que : « Cela ne règle pas tous les problèmes, mais que le but est de soulager les gens, et que cela représente un très gros effort en termes de dépenses publiques ».

Pourtant, plusieurs députés d'opposition ont déjà rejeté publiquement cet accord. Ils demandent à ce que cette hausse des minima vieillesse s'applique en une seule fois, dès janvier. Et ils appellent le gouvernement à engager une réforme du système de retraites en lui-même. Car depuis la dictature du général Pinochet, les retraites des Chiliens sont individuelles, et entièrement gérées par des fonds de pension privés très lucratifs. Les pensions versées sont donc extrêmement faibles.

Source : Justine Fontaine, rfi.fr

 

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