France : Retraites : ce qui est arbitré... et ce qui reste à négocier

La réforme des retraites sera présentée mi-décembre. La concertation s’achèvera « le 9 ou le 10 décembre », selon le Premier ministre, Édouard Philippe, « toujours ouvert au dialogue mais plus déterminé que jamais à construire ce système universel qui remplacera les 42 régimes existants. ».

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, livrera des conclusions de ce dernier autour du 12 décembre, avant des derniers arbitrages dans la foulée…

« On ne peut pas attendre davantage sous peine d’entretenir les fantasmes et si on veut présenter le texte au Parlement au premier semestre 2020 », explique un député, qui observera de près la journée d’action du 5 décembre : « Ceux qui défilent devront expliquer qu’ils défendent des régimes qui créent des inégalités. »
Ce qui est arbitré

- Pas de baisse des pensions pour les 17 millions de retraités actuels.
- Pas de hausse des cotisations des entreprises et des salariés.
- Pas de modification de l’âge légal (62 ans).
- Pas de remise en cause du système par répartition. Le nouveau système remplacera les trimestres par des points et le montant de la pension sera calculé sur la totalité de la carrière.
- Pas de « clause du grand-père », formule qui désigne une application du nouveau système uniquement pour ceux qui commenceraient à travailler en 2020.
- Pas de changement pour ceux appelés à atteindre 62 ans d’ici à 2025.

Ce qui reste à négocier

- La période de transition : c’est le point clé. Mieux vaut parler « des transitions », car la période n’aura pas la même durée pour les futurs pensionnés des 42 régimes.
- Droits familiaux, emploi des seniors, pénibilité, cumul emploi-retraite, cas particuliers des enseignants, des avocats, des indépendants : les derniers « rounds » de discussion peuvent être utiles sur ces points. Cela augure d’une réforme très technique et très détaillée. « Nous prendrons le temps qu’il faut pour y arriver », insiste Édouard Philippe
Et le déficit du régime général

Le gouvernement doit trouver entre 8 à 17 milliards d’ici à 2025, selon le Conseil d’orientation des retraites. La piste privilégiée serait de prendre des mesures spécifiques parallèles à la réforme du système. Par exemple en mettant en place progressivement un âge pivot (ou d’équilibre) à 64 ans en dessous duquel il y aurait une décote. Sauf que les seuls syndicats favorables au système à points (CFDT et CFTC) refusent ce principe.

Source : dna.fr

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