France : Réforme des retraites : le taux de cotisation des fonctionnaires au menu des discussions

Édouard Philippe doit présenter les grandes lignes de la réforme des retraites ce mercredi 11 décembre. Pendant ce temps, les discussions continuent pour la fonction publique. Elles s’étendront même au-delà de l’intervention du Premier ministre.

La phase de concertation n’est pas terminée. “Des discussions par secteurs se poursuivront jusqu’au début de l’année 2020", a annoncé le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, lors d’une allocution ce lundi 9 décembre. “Le but étant d’offrir à chaque profession un chemin de convergence vers le régime universel”, a-t-il argumenté. Dans la fonction publique, ces rencontres commencées la semaine dernière doivent permettre d’aborder trois thématiques : les cotisations, la disparition de la catégorie active et enfin les modalités de transition.

La première série de bilatérales entre les syndicats représentant la fonction publique et l’équipe du haut-commissaire a permis d’évoquer la question de l’assiette de cotisation vieillesse sur les primes. Aujourd’hui, il est très rare que des cotisations soient versées sur les primes. Demain, dans le régime universel, si les primes sont prises en compte pour le calcul de la retraite, une cotisation devra être versée. La conséquence immédiate est une baisse potentielle de la rémunération nette car, en théorie, la cotisation salariale devrait s’élever à 11,25%. “L’idée privilégiée serait une montée progressive du taux de cotisation sur les primes. Avec un système de transition long qui durerait une quinzaine d’année”, affirme Luc Farré, en charge de la fonction publique pour l’Unsa.

La semaine prochaine, soit après les annonces d’Édouard Philippe, seront abordées les questions de la pénibilité et de la transition. Actuellement, certaines catégories de la fonction publique classées en catégorie active peuvent partir à la retraite à 57 ans. Un principe amené à disparaître dans le régime universel avec un âge légal de départ fixé pour tous à 62 ans. En compensation, certaines professions comme les aides-soignants pourront avoir accès au compte professionnel et prévention. “Mais la compensation ne sera pas identique car la pénibilité permet de rattraper deux ans alors que la fin de la catégorie active fait perdre cinq ans sur l’âge de départ à la retraite”, craint Luc Farré. Le dernier point sur la transition devrait permettre de déterminer les modalités à mettre en place pour conserver tous les droits acquis dans le régime actuel et les convertir.

Source : Adeline Lorence, capital.fr

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