France : Retraites : qui auraient été les gagnants et les perdants avec l'âge pivot ?

L'étude d'impact de la mise en place de l'âge pivot, présente dans le projet de loi de la réforme des retraites, détaille les éventuels gagnants de la mesure.

Le sujet est encore brûlant ce lundi 20 janvier, bien que la grève à la RATP ait été mise en pause par le principal syndicat de la Régie. Ce n'est pas pour autant que le projet de réforme des retraites est acté et accepté. Et en attendant le résultat des négociations, notamment sur le financement, l'étude d'impact du projet de loi a été consulté par la presse.

Elle concerne notamment l'âge d'équilibre (ou âge pivot), qui a mis le feu aux poudres. Sa mise en place n'aurait ainsi pas le même effet sur tous les actifs, indique le texte relayé par l'AFP. "La moitié ne modifierait pas leur âge de départ", mais "un tiers pourr(ait) partir plus tôt" et "un cinquième partir(ait) plus tard", indique l'extrait de l'étude d'impact du projet de loi.

Clef de voûte de la réforme, "l'âge d'équilibre" vise à assurer le financement du système de retraite, en créant un nouveau dispositif de "bonus-malus" au-delà de l'âge légal, maintenu à 62 ans.
Certains gagneraient un an et demi

L'exécutif souhaitait créer ce nouvel "âge du taux plein" dès 2022, puis le relever progressivement à 64 ans en 2027. Mais cette mesure a été retirée à la demande des syndicats, une "conférence des financeurs" devant proposer d'autres scénarios d'ici fin avril. En attendant, le gouvernement a donc déjà étudié l'impact de son âge pivot, et il s’avérerait neutre, le plus souvent.

"La moitié environ des assurés ne modifieraient pas leur âge de départ", soit parce qu'ils "auraient atteint le taux plein, en l'absence de réforme, à un âge proche de l'âge pivot", soit parce qu'ils partiront, comme aujourd'hui, à 62 ans sans décote pour invalidité ou inaptitude. Certains des assurés pourront même partir plus tôt, et seraient les gagnants du système. Un gain "d'un an et demi en moyenne" pour la génération née en 1981.

Un "décalage" qui "serait moindre pour les générations plus récentes", car "l'âge d'équilibre" augmenterait "au fur et à mesure des gains d'espérance de vie", se rapprochant de l'actuel âge d'annulation de la décote à 67 ans.

D'autres, enfin, y perdraient : "Environ un cinquième des assurés partiront plus tard", d'à peu près "trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990", avec toutefois "un gain très significatif de pension, en moyenne supérieur à 20%".

Dans l'ensemble, avec l'âge pivot, "l'âge moyen de départ serait plus élevé" d'un mois pour la génération 1990 (64 ans et 7 mois) et de 8 mois pour la génération 2000 (65 ans et 2 mois).
 

Source : Ryad Ouslimani, rtl.fr

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