France : La réforme des retraites « devra être mise de côté » si elle freine un pacte républicain, estime Le Gendre

Dans un entretien au « JDD », le président du groupe LRM à l’Assemblée estime que, « entre deux réformes utiles, il faudra toujours choisir celle qui rassemble les Français ».

Si elle empêche un pacte républicain de se conclure après la crise sanitaire, « la réforme des retraites devra être mise de côté », estime Gilles Le Gendre, le président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée, dans un entretien au Journal du dimanche du 12 avril. « La réforme des retraites a montré à quel point notre démocratie sociale est épuisée. Entre deux réformes utiles, il faudra toujours choisir celle qui rassemble les Français. »

Pour le numéro un des députés de la majorité, « l’“après” ne sera pas l’“avant”. Mais il ne sera pas le “Grand Soir” ». « Nous devons répondre aux aspirations à une réinvention de nos modèles, français, européens, mondiaux, mais résister aux vieilles lunes, comme l’acte de décès de la mondialisation », prévient-il. Il estime que cet « après » « pourrait s’inscrire dans un nouveau “pacte républicain” », qui « reposerait sur trois piliers : le redémarrage de l’économie, de nouvelles solidarités et protections et la transition écologique ».

« L’urgence, ce sera la réparation, mais elle s’accompagnera d’une refondation radicale : nous devrons revoir nos équilibres politiques pour rassembler les Français ; et aussi changer notre manière d’associer ces derniers à l’action publique. »

Pour construire le pacte républicain, il faudra, selon lui, chercher « le consensus le plus large avec les forces politiques, les élus locaux, les syndicats, les associations et les citoyens. A l’Assemblée nationale, notre majorité devra faire prévaloir le compromis plutôt que l’affrontement ».

Le président du groupe LRM place parmi les priorités « la relance de l’économie », qui n’est selon lui « pas inconciliable avec l’accélération de la transition écologique », citant « le développement des énergies renouvelables ou la rénovation à grande échelle des bâtiments ».

« L’hôpital − c’est acté − bénéficiera d’un plan d’investissement massif. Mais ce n’est pas qu’affaire d’argent. Nous devons poursuivre la réforme déjà engagée de notre système de santé », ajoute-t-il, souhaitant aussi ne pas abandonner la « loi sur la dépendance », qui « illustrerait parfaitement les nouvelles solidarités ».

Source : Le Monde avec AFP

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