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La retraite complémentaire des pensionnés du privé doit en principe être revalorisée en novembre. Mais la crise complique la donne.

Le Covid-19 aura-t-il raison de la revalorisation de la retraite complémentaire ? Après quatre années de gel des pensions, de 2014 à 2017, puis une augmentation de 0,6 % en 2018, le retour à une indexation sur l’inflation avait apporté un peu de pouvoir d’achat aux retraités. La hausse avait été de 1 % en novembre 2019. Alors que ce mécanisme doit s’appliquer au moins jusqu’en 2022, conformément à un accord signé par les partenaires sociaux, la crise est venue enrayer la machine.

Baisse des rentrées d’argent

D’un point de vue très pratique tout d’abord, l’Agirc-Arrco s’appuie notamment sur l’estimation de l’inflation (hors tabac) pour l’année en cours produite par l’Insee. Sauf que l’Institut n’a pas pu la sortir en juin comme prévu en raison du contexte de crise sanitaire. Sans indicateur de référence en main, et sans savoir quand il pourra être communiqué, difficile pour le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco de faire ses calculs. Mais l’autre facteur est tout simplement financier. Alors que les comptes étaient repassés dans le vert en 2019, les rentrées de cotisations devraient baisser fortement sur l’année 2020. En cause : les reports de charges accordés aux entreprises, un marché de l’emploi en berne et un recours massif au chômage partiel (l’indemnité ne donne pas lieu à des cotisations retraite). L’accord que les partenaires sociaux ont signé en mai 2019 prévoit que le régime doit à tout moment conserver " un niveau de réserves égal à au moins six mois de prestations ". Difficile donc pour l’heure de savoir ce qui attendra les 12,7 millions de retraités du régime à l’automne.

Source : ouest-france.fr

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