Murielle Hamm, Notre Temps

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Les retraites des agriculteurs vont être revalorisées, y compris pour ceux qui ont déjà cessé leur activité. Mais il faudra attendre 2022.

Le sort de 196 000 agriculteurs va s’améliorer grâce à la loi du 3 juillet 2020, sans attendre une hypothétique réforme des retraites. La loi résulte d’une proposition de loi communiste (déposée à l’Assemblée nationale en décembre 2016). Néanmoins, des mesures restrictives ont été intégrées pour limiter les coûts.

Jusqu’à 85% du smic en 2022

Un minimum de retraite équivalent à 85% du smic (au lieu de 75% actuellement) est fixé pour une carrière complète d’exploitant agricole. Le montant de la garantie passerait de 904,83 euros aujourd’hui à 1 025,47  euros (avec un Smic net agricole de 1 206,44 euros en 2020), selon un rapport de l’Assemblée nationale.

La nouvelle garantie entrera en vigueur au plus tard le 1er janvier 2022, et non pas 2021. Pour en bénéficier, il faudra "avoir liquidé l'ensemble de ses pensions obligatoires".

Un "écrêtement" s’appliquera aux chefs d’exploitation polypensionnés, c’est-à-dire ceux qui ont exercé d’autres activités dans leur vie professionnelle et ont droit à plusieurs pensions. Le montant de leur pension ne pourra pas dépasser un plafond.

Pour les exploitants retraités et futurs retraités

Le minimum de retraite équivalent à 85% du Smic pour une carrière complète s’appliquera à tous les exploitants agricoles, qu’ils soient encore en activité ou déjà retraités.

En revanche, les agriculteurs qui travaillent sous d’autres statuts ne sont pas concernés. Un rapport du Sénat relève que la loi "ne prend pas en compte les conjoints collaborateurs et les aidants familiaux, souvent des femmes aux faibles pensions".

Source : Murielle Hamm, notre temps.com

Tag(s) : #France

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