François limoge, Argus de l'Assurance

François limoge, Argus de l'Assurance

L’institut de sondage BVA et le cabinet conseil Yce Partners ont réalisé un important sondage sur les retraités de demain. Les acteurs de l’assurance ont encore un travail de conviction à mener auprès des futurs retraités

Le bon démarrage du tout nouveau plan épargne retraite (PER) le laissait entendre, le sondage réalisé par BVA et le cabinet de conseil spécialisé en protection sociale Yce Partners le confirme. Les Français ont bien conscience de la nécessité de préparer financièrement leur retraite. Pas moins de 56% des personnes interrogées jugent indispensables de se constituer une source de revenus complémentaire, au-delà de la retraite obligatoire (retraite principale et complémentaire). Une proportion qui montent même à 67% pour ceux qui gagnent moins de 1500€.
De fait, selon ce même sondage, 83% des répondants ont l’intention d’épargner (38%) ou épargnent déjà (45%) en vue de la retraite. Et cela avec principalement deux objectifs : pouvoir faire face à l’imprévu (51%)  et pouvoir faire face à ses dépenses courantes (49%).

Perte de confiance dans le système

Mais cette volonté de préparer la fin d’activité est très variable en fonction de l’âge. La proportion de sondés qui n’ont pas l’intention d’épargner en vue de la retraite – 17% - grimpe à 52% parmi les 30-35 ans. Lors de la présentation de l’étude lors de la matinale retraite organisée par l’Argus de l’assurance, en septembre dernier, Adelaïde Zulfikarpasic , directrice de BVA opinion, évoquait un « très net effet âge », que l’on retrouve dans la plupart des études sur la retraite : « Avant un certain âge – autour de 35-40 ans – la retraite est non sujet. Entre 40 et 55 ans, elle devient un enjeu et bien souvent un sujet d’inquiétude. »

Mais Adelaïde Zulfikarpasic  relèvait un changement qui s’accentue ces dernières années « la perte de confiance dans le système et sa pérennité ». Pour 43% des répondants, l’Etat va jouer dans l’avenir un rôle moins important dans le financement des retraites qu’aujourd’hui  contre 28% jugeant que ce rôle sera plus important. A contrario 7 actifs sur 10 considèrent que les assurances sont amenées à jouer un rôle actif dans le financement des retraites et cette proportion mène à 84% pour les revenus inférieurs à 1000€.

Attente dans les services

Mais et il y a bien un mais, cette conviction sur le rôle des assurances s’accompagne d’une réelle défiance sur la capacité de ces dernières « à proposer des produits et services efficaces dans le domaine de la retraite ».  En sachant que dans le même temps 52% des personnes sondées seraient intéressées ou très intéressées à ce qu’une assurance leur propose, au-delà des produits financiers, des services afin de leur permettre de mieux se préparer à la retraite (tutorat, accompagnement les années précédant la retraite…). « Notre conviction est que l’enjeu pour les opérateurs du secteur est d’être en capacité d’offrir une information globale, fiable, individualisée et ainsi permettre de reprendre la main sur un risque peu ou pas maitrisé », devait ainsi analyser Romain Scoté, senior manager chez Yce Partners

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