France : Retraites : l'Assemblée nationale vote l'application de la réforme aux régimes spéciaux

 La réforme prévoit d'intégrer les régimes spéciaux dans un système "universel" de retraite par points.

L'Assemblée nationale a voté ce samedi matin l'application de la réforme des retraites aux régimes spéciaux. L'article 7 du projet de réforme, qui a fait l'objet à lui seul de quelque 800 amendements, prévoit d'intégrer les régimes spéciaux (SNCF, RATP, Opéra de Paris...) dans le système "universel" de retraite par points.

Au douzième jour consécutif des débats, le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski a défendu vendredi un "article important parce qu'il renvoie au besoin d'équité qu'il y a dans notre pays".

Il a ajouté "qu'il peut y avoir des spécificités", qui doivent être reconnues "par des éléments objectifs comparables", vantant une "transition douce, sereine" pour ces régimes. Le co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem) a souligné de son côté que l'extinction des régimes spéciaux était "un engagement de campagne" d'Emmanuel Macron, certains élus de la majorité notant que leur existence "est de nature à provoquer une jalousie entre les Français"et qu'"on ne peut pas fonder le monde de demain sur les contraintes d'hier".

Les trois groupes de gauche - PS, PCF et LFI - ont fustigé une réforme "pour niveler tout le monde vers le bas", affirmant notamment qu'abandonner les régimes spéciaux "sans avoir une grille de pénibilité claire" est "un leurre". Ces régimes, "nous, nous pensons qu'il faut les garder parce qu'ils ont fait leurs preuves", a souligné Alain Bruneel (PCF), son collègue Stéphane Peu observant que la dizaine de régimes spéciaux ne concernent que "1,4% des salariés" et "à peu près 4% des retraités".

"Plutôt que de détruire ces régimes, permettez à tout le monde de partir plus tôt, c'est ça le progrès social", a lancé Mathilde Panot (LFI), tandis que Régis Juanico (app. PS) soulignait que chaque régime spécial est "le produit d'une histoire sociale". "Nous sommes pour la sortie et la suppression des régimes spéciaux", a affirmé de son côté le chef de file des députés LR Damien Abad. Mais il a fait aussitôt "deux reproches" à la réforme: la lenteur du processus de transition et l'absence d'éléments sur le coût pour les finances publiques, y voyant au final l'invention d'une "transition spéciale", "coûteuse et longue durée".

Source : lexpress.fr

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