Nicolas Sandanassamy, Capital

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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a affirmé ce lundi 26 avril sur Europe 1 que la réforme des retraites n'était pas une demande de la Commission européenne mais une nécessité pour la France.

La réforme des retraites pourrait-elle sortir de sa phase de sommeil à la demande de l'Union européenne ? "Non", a affirmé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, interrogé sur Europe 1. Paris, qui présentera mercredi son plan de relance à Bruxelles, touchera "environ 10%, c'est-à-dire un peu plus de 5 milliards d'euros début septembre" sur le montant total qui lui est dû, soit près de 40 milliards d'euros, a-t-il précisé. Une somme qui représente 40% de son plan de relance de 100 milliards d'euros, qui a commencé à être déployé fin 2020 et sur lequel "il y a déjà 30 milliards d'euros de décaissé".

Prié de dire si l'obtention de cette aide est conditionnée à l'adoption de la réforme des retraites, le ministre a répondu : "non, ce n'est pas exact". "Ce n'est pas la Commission européenne qui nous demande quoi que ce soit, ça c'est le raisonnement de Madame Le Pen qui, pour décrédibiliser l'UE et la réforme des retraites dit que c'est une exigence de Bruxelles". "Ce n'est pas Bruxelles qui nous demande une réforme des retraites, c'est la France qui a besoin d'une réforme des retraites pour que son système des retraites par répartition soit financièrement viable", a-t-il affirmé.

Pour être validé par Bruxelles, le "plan national pour la reprise et la résilience", comme celui des autres États membres, doit satisfaire plusieurs conditions, dont des engagements sur des réformes réclamées de longue date par l'UE. C'est le cas de la refonte du système de pensions, recommandée par le Conseil européen en 2019 dans son avis sur le programme de stabilité de la France, et promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Mais autant Paris devrait mettre en avant auprès de Bruxelles la réforme de l'assurance-chômage, qui doit entrer en vigueur au 1er juillet, autant il n'est pas certain que la réforme des retraites, reportée sine die à cause de la pandémie, figure dans la corbeille.

Source : Nicolas Sandanassamy capital.fr

Tag(s) : #France
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