Le Figaro

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La mesure doit être mise en place dès le 1er novembre pour les agriculteurs dans un premier temps, pour un coût de 280 millions d'euros par an.

La revalorisation des petites pensions de retraite, à hauteur de 85% du Smic en 2025, coûterait plus de 2 milliards d'euros, selon deux députés de la majorité, qui ont présenté mercredi un rapport commandé par le gouvernement juste avant l'épidémie de Covid-19.

La mission confiée en mars 2020 à Lionel Causse (LREM) et Nicolas Turquois (Modem) visait à explorer «les pistes permettant de corriger certaines situations (...) inéquitables ou inacceptables». À cette époque, l'Assemblée venait d'adopter au forceps la réforme des retraites, aussitôt «suspendue» sine die par la crise sanitaire. Plus d'un an après, certaines mesures du «système universel» voulu par Emmanuel Macron réapparaissent dans le rapport des deux députés. C'est notamment le cas de «l'objectif de porter les retraites à un seuil d'au moins 85% du Smic net», pour les assurés justifiant d'une «carrière complète».

2 milliards d'euros par an pour tous les retraités

Une promesse qui doit devenir réalité pour les agriculteurs à partir du 1er novembre, pour un coût estimé à 280 millions d'euros par an. «Un premier pas» que les députés Lionel Causse et Nicolas Turquois envisagent d'«étendre à tous les retraités actuels» d'ici 2025. A cette échéance, 1,15 million de personnes en bénéficieraient «avec une hausse de pension très significative, estimée à 163 euros par mois en moyenne». La facture culminerait dès le départ à 2,1 milliards d'euros par an, avant de diminuer progressivement, avec l'extinction des générations les plus anciennes.

Nécessité d'une réponse globale

Mais cela «déclencherait forcément» une revalorisation identique pour les futurs retraités, a reconnu Lionel Causse lors d'une conférence de presse. Ce qui coûterait également, à terme, 2,1 milliards en 2050. Le rapport, qui propose aussi des dispositions spécifiques pour les artisans-commerçants, les agriculteurs, les pensions de réversion ou le cumul emploi-retraite, a été remis mardi au secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, qui a défendu dans un communiqué «la nécessité d'une réponse globale». Les deux députés iront «dans les prochains jours» présenter leurs conclusions à Matignon, mais n'ont à ce stade «pas connaissance de ce que veut en faire le gouvernement», a indiqué Nicolas Turquois.

Source : lefigaro.fr

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