Dossier Familial

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Fin 2019, les femmes ont touché en moyenne une pension de retraite de 1 145 € par mois, contre 1 924 € par mois pour les hommes, soit un écart de 40 %.

Pension moyenne, écart homme-femme, âge de départ à la retraite, pension de réversion… Voici sept chiffres pour mieux connaître la situation des femmes à la retraite. Ils sont issus de l’édition 2021 du rapport « Les retraités et les retraites » de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publié le 20 mai dernier.

52,4 % des retraités de droit direct sont des femmes

Du fait d’une espérance de vie plus longue et d’une progression de leur taux d’activité au fil des générations, les femmes sont majoritaires parmi les bénéficiaires d’une pension de droit direct (les personnes ayant acquis des droits). Entre 2004 et 2019, leur part est passée de 50,8 % à 52,4 %.

Une retraite en moyenne 40 % inférieure à celle des hommes

Fin 2019, la pension moyenne tous régimes confondus (et majoration pour trois enfants et plus compris) s’établit à 1 503 € bruts mensuels pour les retraités de droit direct résidant en France. Les femmes perçoivent en moyenne 1 145 € brut par mois, soit 40,5 % de moins que les hommes, qui touchent en moyenne 1 924 € brut. Même s’il reste élevé, l’écart se réduit petit à petit puisqu’il était de 50 % en 2004. Si l’on prend en compte les pensions de réversion versées aux veufs et veuves, il est ramené à 28,1 % en 2019. La pension moyenne des femmes résidant en France passe alors à 1 399 € brut et celle des hommes à 1 947 €.

Les femmes partent à la retraite 7 mois plus tard

Les femmes liquident leurs droits à la retraite en moyenne 7 mois après les hommes : elles prennent leur retraite à 62 ans et 6 mois, contre  61 ans et 11 mois pour les hommes. L’écart entre les deux sexes se réduit progressivement au fil des générations : il était d’un an et demi parmi les générations nées dans la première moitié des années 1930, et de 10 mois parmi celles nées au cours des années 1940.

88 % des bénéficiaires des pensions de réversion sont des femmes

Sur les 4,4 millions de personnes, tous régimes confondus, percevant une pension de réversion au 31 décembre 2019, 88 % sont des femmes. Elles représentaient 90 % des bénéficiaires en 2009. « Cette situation s’explique par leur longévité supérieure, et par le fait qu’elles sont en moyenne deux à trois ans plus jeunes que leur conjoint », expliquent les auteurs de l’étude. « En outre, les hommes ont souvent un niveau de pension de droit direct plus élevé que celui des femmes. Ainsi, lorsqu’ils sont veufs, ils ont des revenus qui dépassent plus fréquemment le plafond de ressources pour être éligibles à la réversion, dans les régimes où celle-ci est soumise à condition », poursuivent-ils. Fin 2019, 33,5 des femmes d’au moins 60 ans résidant en France touchaient une pension de réversion : 28,2 % en bénéficiaient en plus d’une pension de droit propre et 5,3 % touchaient uniquement une réversion.

27 % seulement des femmes sont polypensionnées

Fin 2019, 31 % des retraités sont dits « polypensionnés » parce qu’ils reçoivent une pension d’au moins deux régimes de base. En proportion, les hommes sont souvent polypensionnés (35 % contre 27 % pour les femmes), en raison d’une carrière en général plus longue, associée à une plus forte probabilité de changer de régime. Ils ont également davantage exercé des métiers d’indépendants, pour lesquels une majorité des affiliés ont aussi cotisé à d’autres régimes de base (le plus souvent au régime général) durant leur carrière.

73 % des salariés en retraite progressive sont des femmes

Fin 2019, 21 500 salariés des régimes général percevaient une fraction de leurs futures pensions tout en travaillant à temps partiel, au titre du dispositif de la retraite progressive. Parmi eux, 73 % sont des femmes âgées en moyennes de 61 ans et cinq mois.

Près de 56 % des allocataires du minimum vieillesse sont des femmes seules

Célibataires, veuves ou divorcées, les femmes seules représentent près de 56 % des 601 600 personnes percevant l’Allocation supplémentaire du minimum vieillesse (ASV) ou l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Parmi les allocataires isolés, 67 % sont des femmes et leur part progresse de façon continue avec l’âge, de 56 % pour les personnes de moins de 65 ans à 88 % pour celles de 90 ans et plus. « Cette surreprésentation s’explique par une plus grande longévité, et par la faiblesse de droits propres en matière de retraite acquis par des générations de femmes qui ont peu ou participé au marché du travail », explique l’étude.

Source : dossier familial.com

Tag(s) : #France
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