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Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a publié, en juin 2021, son 8e rapport annuel sur les évolutions et les perspectives des retraites en France. Le déficit des régimes de retraites, de 13 milliards d'euros en 2020, doit passer sous les 10 milliards d'euros en 2021.

Plus d'un an après la suspension du projet de "système universel" de retraite, le président de la République a estimé que ce sujet ne pourrait sans doute pas "être repris en l'état".

Dans son rapport de juin 2021 sur les évolutions et les perspectives des retraites, le COR revient sur ses prévisions de novembre 2020 qui évoquaient un déficit de 23,5 milliards d'euros. En fait, le déficit du système a atteint 18 milliards d'euros en 2020, soit 0,8% du produit intérieur brut (PIB). En prenant en compte le versement ponctuel de 5 milliards d'euros du Fonds de réserve pour les retraites (FRR).(nouvelle fenêtre) ce chiffre du déficit se réduit à moins de 13 milliards d'euros (0,6% du PIB).
La pandémie du Covid-19 a coûté moins que prévu au système de retraite

L'ampleur du déficit de 2020 s'explique essentiellement par la baisse des recettes qui ont diminué de 4% (les ressources du système de retraite  étaient de 325 milliards d'euros en 2020). La baisse des cotisations sociales avec la chute de l'emploi, le recours massif au chômage partiel (exempté de cotisations sociales) et les reports de paiement en sont la cause. Le déficit global du système de retraite devrait toutefois encore se réduire en 2021, malgré une reprise économique moins vive qu'espérée "en raison de la persistance des difficultés sanitaires au premier semestre 2021".

En dépit de la crise du Covid-19 et du vieillissement démographique attendu, le COR dresse le constat, "à législation inchangée", d'une baisse des dépenses de retraite en pourcentage du PIB. Dans l'ordre du court et moyen termes, le COR s’appuie sur les hypothèses économiques retenues dans le cadre du "Programme de stabilité 2021-2027", ainsi que sur les comptes définitifs de 2018, semi-définitifs 2019 et provisoires 2020 publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) fin mai 2021. La surmortalité liée au Covid est, quant à elle, évaluée jusqu’à fin avril 2021.

Une trajectoire "maîtrisée" à l'horizon 2070

Pour le COR, la part de la richesse nationale consacrée aux retraites passerait de 14,7% du PIB en 2020 à 11,3% en 2070. Cet indicateur est particulièrement important "dans la mesure où il exprime [...] le niveau des prélèvements qu'il faut opérer sur la richesse produite par les actifs pour assurer l'équilibre". Cette part serait appelée à diminuer dès 2021 et retrouverait un niveau proche d'avant la crise dès 2022 (13,7%).

Les dépenses de retraite sont, "à législation constante", amenées à décroître entre 2020 à 2070 en pourcentage du PIB, pour s'établir entre 11,3% à 13% en fonction des scénarios retenus. Les projections présentées dans ce rapport sont déclinés selon quatre scénarios de gains de productivité du travail à long terme (scénarios 1,0%, 1,3%, 1,5% et 1,8%) associés à un taux de chômage à terme de 7%.

Après avoir connu un besoin de financement exceptionnel en 2020 (déficit de 0,8% du PIB sans transfert du Fonds de réserve pour les retraites et déficit de 0,6% avec transfert du FRR), le solde du système de retraite varierait entre +2,1% et -0,7% du PIB en 2070 selon les scénarios et la convention retenus. Les projections du COR sont établies en fonction de trois types de conventions comptables concernant le régime de la fonction publique d'État et les autres régimes spéciaux :

convention TCC (taux de cotisation constants) ;
convention EPR (équilibre permanent des régimes) ;
convention EEC (effort de l'État constant).

Source : vie publique.fr

Tag(s) : #France
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