Anthony Laurent, L'Est Républicain

Anthony Laurent, L'Est Républicain

Les femmes devront travailler une année de plus pour percevoir une pension complète : le parlement fédéral a décidé de relever l’âge de la retraite des femmes d’un an, pour l’aligner sur celui des hommes.

Alors qu’en France le sujet de la réforme des retraites revient sur le tapis, la Suisse a fait un premier pas pour renflouer les caisses de son système de retraite : les femmes devront travailler jusqu’à 65 ans pour obtenir une rente AVS (assurance-vieillesse et survivants) complète. Ainsi en a décidé le parlement fédéral, malgré l’opposition de la gauche.

Les Suisses ont déjà voté contre en 2004 et 2017

Car le relèvement de l‘âge de la retraite des femmes a été refusé en votation populaire en 2004 et en 2017. Et la solution qui vient d’être votée sera rejetée « tant qu’on ne mettra pas fin à la discrimination salariale », fulmine la Socialiste Barbara Gysi.

« Cette augmentation se fera en quatre étapes, de trois mois chacune », a expliqué le Valaisan Philippe Nantermod (Libéral-Radical) au nom de la commission. Elle commencera un an après l‘entrée en vigueur de la réforme.

Car le relèvement de l‘âge de la retraite des femmes a été refusé en votation populaire en 2004 et en 2017. Et la solution qui vient d’être votée sera rejetée « tant qu’on ne mettra pas fin à la discrimination salariale », fulmine la Socialiste Barbara Gysi.

Et l’égalité salariale ?

L‘AVS est un système social et solidaire, estime-t-elle, et « il est inacceptable que la principale mesure consiste à augmenter l’âge de la retraite des femmes », ajoutant que si les femmes et les hommes recevaient le même salaire, l’AVS percevrait 825 millions de francs supplémentaires par année et le relèvement de l’âge de la retraite des femmes serait inutile.

Justement, une grande action est prévue, ce lundi 14 juin, pour fêter le 30e anniversaire de la grève des femmes. « Nous nous attendons à une mobilisation massive car nous sommes fâchées par de nombreux sujets », indique Tamara Knezevic, militante de la Grève féministe et secrétaire syndicale à Unia Vaud. En 1991, l’idée était partie d’un groupe de travailleuses de l’industrie horlogère à la Vallée de Joux, en colère de voir leur salaire inférieur à celui des hommes. Le combat n’est pas gagné.

Source : Anthony Laurent, estrepublicain.fr

Tag(s) : #Suisse
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